Comment financer l’achat d’un jet privé en 2026
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Acheter un jet privé ne veut pas dire sortir quinze millions d’euros en liquide. La grande majorité des acquéreurs, y compris les primo-accédants, financent tout ou partie de leur appareil. Comprendre les options avant de contacter un vendeur vous met en position de force, aussi bien pour négocier que pour choisir la structure la plus avantageuse.
Faut-il financer plutôt que payer comptant ?
Même les acheteurs qui pourraient payer comptant financent souvent leur appareil. La raison est simple : mobiliser plusieurs millions d’euros pour un actif qui se déprécie n’est pas toujours le meilleur usage de son capital. Financer permet de garder sa trésorerie investie, là où elle rapporte davantage que le coût du crédit.
- •Préserver sa liquidité et son portefeuille investi plutôt que de le liquider.
- •Bénéficier d’un effet de levier quand le rendement de vos actifs dépasse le taux d’emprunt.
- •Lisser la dépense dans le temps au lieu d’un décaissement unique.
- •Optimiser la structure comptable et fiscale selon votre juridiction et votre usage.
Les quatre grandes solutions de financement
1. Le crédit lombard (ligne adossée à vos actifs)
Vous empruntez contre un portefeuille existant (titres, liquidités, produits structurés) sans avoir à le vendre. C’est la solution la plus souple et la plus rapide, avec des taux compétitifs, très répandue chez les acheteurs disposant d’un patrimoine financier. Le portefeuille sert de garantie ; l’avion, lui, reste libre de tout gage.
2. Le financement aéronautique dédié (prêt sur actif)
Ici, c’est l’appareil lui-même qui garantit le prêt. Des banques spécialisées dans l’aviation d’affaires financent l’acquisition avec un apport et un amortissement généralement étalé sur cinq à dix ans. C’est la voie classique quand on ne souhaite pas mobiliser un portefeuille en garantie.
3. Le leasing (financier ou opérationnel)
Le leasing financier revient à louer l’appareil avec option d’achat au terme, tandis que le leasing opérationnel s’apparente à une location longue durée sans vocation à devenir propriétaire. Selon votre juridiction, ces montages offrent des avantages comptables et fiscaux, et une flexibilité utile si vous voulez changer d’appareil régulièrement.
4. L’achat comptant
Payer comptant a du sens pour les appareils d’entrée de gamme, ou quand vous voulez éviter tout intérêt et toute contrainte de prêteur. Gardez toutefois en tête le coût d’opportunité : l’argent immobilisé dans l’avion ne travaille plus ailleurs.
Combien pouvez-vous financer, et à quelles conditions
Les conditions varient selon votre profil, l’appareil et la juridiction, mais quelques repères permettent de se projeter :
- •Apport : généralement 15 à 30 % du prix d’achat.
- •Durée : de cinq à dix ans le plus souvent, parfois davantage sur des appareils neufs.
- •Quotité financée : jusqu’à 80 à 85 % de la valeur pour un bon dossier.
- •Taux : fonction de votre solvabilité, de l’âge de l’appareil et de la structure retenue.
Ce que les prêteurs examinent
Un financement aéronautique se prépare comme un dossier de crédit haut de gamme. Les partenaires financiers regardent principalement :
- •Votre patrimoine et votre capacité de remboursement.
- •La structure de détention (nom propre, société, structure dédiée).
- •La juridiction d’immatriculation de l’appareil.
- •L’âge, le type et l’état de l’avion visé.
- •L’usage prévu : strictement privé, ou avec mise en affrètement partielle.
Les coûts à anticiper au-delà du prix d’achat
Le prix affiché n’est que le point de départ. La possession d’un jet implique des coûts récurrents qu’il faut budgéter dès le montage du financement. On estime souvent le budget annuel d’exploitation autour de 10 % du prix d’achat, selon l’appareil et l’intensité d’utilisation.
- •Équipage : salaires, formation, qualifications.
- •Hangar et stationnement.
- •Maintenance programmée et imprévue.
- •Assurance coque et responsabilité civile.
- •Gestion opérationnelle et administrative.
- •Dépréciation de l’appareil.
Chez JetsPrives, la mise en relation avec nos partenaires financement est gratuite et sans engagement. Nous ne sommes ni prêteur ni courtier en crédit : nous vous orientons vers la bonne solution selon votre profil et votre juridiction, et vous gardez la main de bout en bout.
Par où commencer
La bonne séquence évite de tomber amoureux d’un appareil que vous ne pourrez pas financer aux bonnes conditions. Définissez d’abord votre budget et votre usage réel, faites pré-qualifier votre financement, puis seulement établissez votre liste d’appareils. Un accord de financement en amont renforce nettement votre position de négociation face au vendeur.
Questions fréquentes
Peut-on financer un jet privé d’occasion ?
Oui. La plupart des financements portent justement sur des appareils d’occasion. L’âge et l’état de l’avion influent sur la durée du prêt et sur l’apport demandé.
Quel apport faut-il prévoir ?
En général 15 à 30 % du prix d’achat, selon l’appareil, votre profil et le prêteur retenu.
Le crédit lombard est-il réservé aux très grandes fortunes ?
Non, mais il suppose de détenir un portefeuille d’actifs suffisant pour servir de garantie. C’est une solution courante pour préserver sa liquidité tout en finançant un actif.
JetsPrives est-il un organisme de crédit ?
Non. Nous mettons gratuitement en relation avec des partenaires financement spécialisés dans l’aviation d’affaires. Nous ne sommes ni prêteur ni intermédiaire en crédit.